Conseils vétérinaires
Concours : Pharmacie et dopage.
15 janvier 2010 16:53 - Précautions à prendre
Cet article présente les éléments importants concernant le dopage des chevaux ; il est à l’usage des cavaliers et entraineurs « honnêtes » qui pourraient se faire piéger par un contrôle positif sur un de leurs équidés sans volonté réelle de tricher. Attention car les sanctions existent, peuvent être lourdes et ne sont pas seulement disciplinaires au niveau des fédérations (FFE ou FEI) mais aussi pénales car la lutte antidopage est aussi régie par la loi.
Et - en France tout au moins - cela semble être surtout le cas chez nos chevaux de sport ; en effet alors que l’on observe un taux de contrôle positifs de moins de 0.5 % pour environ 20000 contrôles chez les chevaux de course, il est de l’ordre de 3 % dans les compétitions d’équitation pour seulement quelques centaines de contrôles ! C’est pour cette raison et pour des raisons éthiques que les contrôles vont se renforcer…
Un contrôle consiste en une prise de sang et une prise d’urine sur un cheval ou un poney qui seront analysés par un laboratoire spécialisé qui va mettre en évidence la présence éventuelle d’un produit dopant. Et c’est là que cela peut concerner tout le monde, car un produit dopant n’est pas forcément de l’EPO ou un anabolisant mais cela peut être un simple anti inflammatoire en sachet qui aura été administré quelques jours avant. Et c’est d’ailleurs cette famille d’anti inflammatoire que l’on retrouve le plus souvent dans les contrôles positifs chez le cheval de sport !
Quelles sont donc les précautions à prendre pour éviter un contrôle positif ?
Nous partons donc du principe d’un cavalier ou entraineur honnête…
· Pas d’automédication : il ne doit pas y avoir de médicament dans une écurie (à fortiori dans une écurie de compétition ou dans le camion sur un lieu de concours) qui ne soit prescrit par le vétérinaire suite à une consultation ou dans le cadre du bilan sanitaire d’élevage. Cela dépasse en outre le cadre de la lutte contre le dopage car il s’agit d’une infraction à la législation sur la pharmacie vétérinaire.
· Délai d’attente avant compétition : il faut signaler au vétérinaire qui prescrit un traitement - qu’il l’administre lui-même ou que cela soit fait par le détenteur – à un cheval s’il est susceptible de participer à des compétitions pour que le praticien définisse un délai avant de pouvoir engager. Ne pas se fier dans ce domaine aux délais que l’on peut trouver sur internet même s’ils proviennent de sources fiables car un coefficient de sécurité est en général à appliquer.
· Contaminations accidentelles : cela est souvent invoqué en défense lors d’un contrôle positif mais cela n’est pas toujours retenu ou simplement comme circonstance atténuante : erreur de cheval de la part du soigneur, contamination par ingestion de paille souillée par des urines d’un cheval traité (elle peu contenir des principes actifs), contamination de la mangeoire ou dans seau par un médicament en poudre…
· Enfin est-il utile d’ajouter qu’il faut utiliser avec circonspection les produits miracles fussent-ils qualifiées de naturels ainsi que les produits pas chers issus des circuits parallèles (étranger, internet…)
Pour de plus amples conseils consulter le guide des bonnes pratiques de l'ENESAD.
